{"id":2719,"date":"2007-10-05T08:56:52","date_gmt":"2007-10-05T07:56:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeanpierrevangorp.info\/site\/?p=2719"},"modified":"2007-10-05T08:56:52","modified_gmt":"2007-10-05T07:56:52","slug":"lart-de-porter-le-chapeau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jeanpierrevangorp.info\/site\/lart-de-porter-le-chapeau\/","title":{"rendered":"L&rsquo;art de porter le chapeau"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.jeanpierrevangorp.info\/site\/wp-content\/uploads\/2007\/10\/vlan2.jpg\" alt=\"vlan2.jpg\" \/><\/p>\n<p><strong><em>VLAN Bruxelles &#8211; Edition du 3 octobre 2007 par Anne Gilain<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Mireille van den Borne est une personnalit\u00e9. De Helmet. A Schaerbeek. Avec un caract\u00e8re bien tremp\u00e9. Forc\u00e9ment, quand on\u00a0commence \u00e0 travailler \u00e0 15 ans dans un atelier de \u00ab\u00a0fleurs et chapeaux\u00a0\u00bb&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>A force de talent, de travail, elle s&rsquo;est fait une place, et un nom, dans la mode belge. Comme modiste. La princesse Mathilde a port\u00e9 ses cr\u00e9ations : le \u00ab\u00a0grand tonkinois\u00a0\u00bb du mariage du prince Laurent, les chapeaux de ses trois premiers \u00ab\u00a021 juillet\u00a0\u00bb&#8230; Toute une histoire, une passion.<\/p>\n<p>L&rsquo;atelier remonte aux ann\u00e9es 30. \u00ab\u00a0<em>Ma tante, Lily van den Borne y a travaill\u00e9 comme apprentie, puis en tant que premi\u00e8re. Elle en a h\u00e9rit\u00e9 en 1964 : sa patronne -Mme Declercq- avait perdu sa fille en d\u00e9portation, elle n&rsquo;avait\u00a0plus de famille. Ma grand-m\u00e8re, d&rsquo;autres tantes y ont travaill\u00e9<\/em>.\u00a0\u00bb Mireille van den Borne y gagne ses premiers sous \u00e0 7 ans, comme petite main. En gaufrant ses premi\u00e8res fleurs en soie pendant les vacances. Un apprentissage qui la marquera.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Je suis n\u00e9e dedans. J&rsquo;ai beaucoup appris avec les yeux, ce qui me donne une longueur d&rsquo;avance sur beaucoup de jeunes cr\u00e9ateurs. J&rsquo;ai connu le beau : les belles mati\u00e8res, le travail bien fait. J&rsquo;ai travaill\u00e9 avec la vieille \u00e9cole<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Pendant 35 ans, elle cr\u00e9era des chapeaux pour les grandes maisons de couture belges : Mies, Nathan, L\u00e9onard, Li\u00e9tard, Frabbi&#8230; Plus r\u00e9cemment pour Dooms, Wathelet, Vermeulen, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il prend les r\u00eanes de Nathan.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.jeanpierrevangorp.info\/site\/wp-content\/uploads\/2007\/10\/vlan1.jpg\" alt=\"vlan1.jpg\" \/><\/p>\n<p>Elle reprend l&rsquo;atelier en 1983. \u00ab\u00a0<em>La princesse Paola avait remis les chapeaux \u00e0 la mode lors du mariage de la princesse Astrid. Elle avait un peu r\u00e9volutionn\u00e9 les mariages royaux en imposant des tenues mi-long, et chapeaut\u00e9es. Lors de toutes les r\u00e9ceptions qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la c\u00e9r\u00e9monie, les dames portaient quelque chose dans les cheveux. On a eu du travail, je ne vous dis pas !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>La mode \u00e9tait relanc\u00e9e mais les modistes se faisaient de plus en plus rares. Une chance pour Mireille, qui va d\u00e9velopper ce secteur, en mettant l&rsquo;accent sur son c\u00f4t\u00e9 artistique, contemporain. Mais en 2002, \u00ab\u00a0<em>sur un coup de t\u00eate<\/em>\u00ab\u00a0, elle d\u00e9cide de se lancer dans l&rsquo;aventure sous son nom. Avec pour seule carte de visite, ses 35 ans de savoir-faire, d&rsquo;exp\u00e9rience. Et son don, son oeil \u00ab\u00a0<em>couture<\/em>\u00ab\u00a0. Elle vend d\u00e9sormais ses cr\u00e9ations directement \u00e0 sa client\u00e8le, dans sa boutique-atelier de Helmet. Plus d&rsquo;interm\u00e9diaires, moins de charges qu&rsquo;avenue Louise : les prix s&rsquo;en ressentent. Le chapeau des \u00ab\u00a0<em>grandes occasions<\/em>\u00a0\u00bb sur mesure et sur \u00e9chantillon, devient abordable. Tout en gardant son cachet, son originalit\u00e9 : ses cr\u00e9ations se veulent belles mais portables. M\u00eame chose pour\u00a0les coiffures -mont\u00e9es sur peigne ou sur serre-t\u00eate- moins imposantes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Je travaille sans croquis, \u00e0 partir de la mati\u00e8re que j&rsquo;ai en main. En m&rsquo;inspirant de la nature, d&rsquo;un motif, d&rsquo;un r\u00eave -on dit que ceux qui cr\u00e9ent le font souvent la nuit, et c&rsquo;est vrai ! -du contact avec mes clientes<\/em>\u00ab\u00a0. Une relation pr\u00e9cieuse qui d\u00e9veloppe sa cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n<p>Cr\u00e9er un chapeau prend du temps : \u00ab\u00a0<em>Quand tout est pr\u00eat, il faut plus de 8 heures de travail pour le r\u00e9aliser : le tendre, le laisser s\u00e9cher, l&rsquo;appr\u00eater, le\u00a0laisser s\u00e9cher \u00e0 nouveau, recommencer, le travailler, poser la garniture&#8230;\u00a0\u00bb<\/em> Tout \u00e9tant fait \u00e0 la main, dans l&rsquo;atelier : de l&rsquo;artisanat d&rsquo;art. Qui ne s&rsquo;improvise jamais.<\/p>\n<p>En septembre, dans une boutique relook\u00e9e, Mireille a lanc\u00e9 sa propre collection de v\u00eatements. Proposant des tenues compl\u00e8tes, avec chapeaux, coiffures, accessoires et bijoux de\u00a0fantaisie. \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;ai choisi de privil\u00e9gier les grandes tailles, qui sont toujours un peu d\u00e9laiss\u00e9es. Quand on sort des tailles habituelles, on ne trouve rien, ou on tombe tout de suite dans des trucs \u00ab\u00a0bobonnes\u00a0\u00bb, genre \u00ab\u00a0sac \u00e0 pommes de terre\u00a0\u00bb, bien droits. Or, de plus en plus de jeunes femmes sont fortes, moins complex\u00e9es que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes, qui deviendront encore plus fortes en vieillissant. On nous a inculqu\u00e9 des pr\u00e9jug\u00e9s; quand on a des gros bras on ne les montre pas, une forte poitrine, on ne se permet pas un d\u00e9collet\u00e9&#8230;Il faut sortir des sentiers battus : \u00eatre mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart parce que l&rsquo;on sort des normes de la soci\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est aberrant<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Un nouveau pari. Car \u00ab\u00a0<em>on ne s&rsquo;enrichit pas en travaillant pendant 35 ans dans la couture. Et les banques ne pr\u00eatent pas facilement \u00e0 une femme c\u00e9libataire<\/em>\u00ab\u00a0. Tant pis. Mireille s&rsquo;en passera. Elle ne renonce pas \u00e0 son r\u00eave. M\u00eame si elle sait que personne, dans le m\u00e9tier, ne lui fera de cadeaux.<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 ?<\/strong> 182, chauss\u00e9e de Helmet &#8211; 1030 Schaerbeek <strong>Infos ?<\/strong> 02.242.85.37 &#8211; <a href=\"http:\/\/users.skynet.be\/mireille.vandenborne\">http:\/\/users.skynet.be\/mireille.vandenborne<\/a>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>VLAN Bruxelles &#8211; Edition du 3 octobre 2007 par Anne Gilain Mireille van den Borne est une personnalit\u00e9. De Helmet. A Schaerbeek. Avec un caract\u00e8re bien tremp\u00e9. 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