Biographie

A Schaerbeek, il est encore aujourd’hui un des hommes politiques le plus connu, le plus présent sur le terrain. Echevin dans la cité des ânes durant 18 ans, Jean-Pierre VAN GORP est un self-made man.

Il a repris l’imprimerie familiale très jeune et s’est ensuite également consacré à la gestion de plusieurs cafés et restaurants dans l’Ilot sacré avant de se jeter avec passion dans la politique locale.
Soutenu en son temps par le bourgmestre Roger Nols, il devint échevin de la jeunesse. Sa fougue, son audace mais surtout ses prises de position en faveur de la jeunesse immigrée de Schaerbeek lui valurent le retrait de ses attributions scabinales. Echevin sans attribution jusqu’en 1994, il ne reste pas pour autant inactif puisqu’il lance avec un succès médiatique impressionnant l’opération « Bouton blanc » pour lutter contre la toxicomanie.

Passé au FDF, il forma avec Bernard Clerfayt et Michel De Herde la dream-team schaerbeekoise du renouveau politique qui vit le FDF arriver au pouvoir. Echevin de l’Etat Civil-Population et des Classes moyennes de 1994 à 2000, on lui doit entre autres la renaissance du cortège carnavalesque, l’organisation du 21 juillet au Parc Josaphat, de multiples animations, la concrétisation du cimetière multiconfessionnel de Schaerbeek, une relance de noyaux commerciaux en difficultés comme Helmet, la création de l’élection de Prince Carnaval et la résurrection de l’Election de Miss Schaerbeek.
Lors des élections communales d’octobre 2000, il a obtenu le 5ème meilleur score tous partis confondus avec 2.139 voix de préférence. Si certains le voyaient briguer le siège mayoral, il se contenta d’être un fidèle et loyal second derrière Bernard Clerfayt, raflant néanmoins au passage un échevinat aux vastes compétences : travaux publics, propreté publique, espaces verts, seniors, classes moyennes et folklore. Autant de défis à relever en pleine période de marasme financier pour la commune.
Mais l’homme a encore plus que du talent, de l’imagination, de l’intuition et un sens inné de la communication. Il est ainsi parvenu malgré la situation financière obérée de la cité des ânes à maintenir grâce à des partenariats avec le privé, toutes ces animations qui donnent une image positive de Schaerbeek et qui font vivre les quartiers.

Homme de terrain, Jean Pierre Van Gorp est aussi devenu lors de la dernière législature un homme de dossiers, sachant décider et imposer des réformes. Il s’est ainsi attelé à mettre en place un plan de redéploiement pour la propreté publique afin que sa commune à laquelle il tient tant, ne soit plus répertoriée dans le palmarès peu enviable des localités les plus sales du royaume. Il est ainsi le père de la totale réorganisation du service de la propreté publique. Schaerbeek jadis étiquetée commune la plus sale du royaume par Test Achats est à présent courtisée du Nord au Sud par des édiles désireux de copier le modèle schaerbeekois. Même si beaucoup reste à faire, Van Gorp a très largement contribué à bouleverser les mentalités et les habitudes en matière de propreté. Tout un défi !

De guerre lasse, et après 5 ans de législature en apparence unie, Jean-Pierre Van Gorp quitte le MR, las en effet des sempiternelles gue-guerres intestines, des come-back scabreux de certains et surtout ulcéré par ce manque de prise de conscience de certains membres de sa famille politique des réelles attentes des citoyens et des Schaerbeekois en particulier.

Aux élections communales d’octobre 2006, Jean-Pierre Van Gorp a rallié en tant que candidat indépendant la liste PS de Schaerbeek menée par la Vice-Première-Ministre, Laurette Onkelinx. Le PS a réalisé un score historique à Schaerbeek passant de 5 à 13 élus et représentant désormais 25% de l’électorat.

Toutefois, cette nette victoire d’équipe a été occultée par la conclusion d’une alliance entre le MR de Bernard Clerfayt et Ecolo d’Isabelle Durant, grande perdante des élections avec 6 élus au lieu de 11…
Depuis, Jean-Pierre Van Gorp, qui professionnellement s’est lancé dans de nouveaux défis, siège en tant que conseiller communal d’opposition et ne manque pas d’intervenir de manière constructive et soutenue lors des séances du Conseil communal.