Conseil communal : 30.05.2018

Le Conseil communal de Schaerbeek se réunira le mercredi 30 mai 2018 à partir de 18h30.

Le Conseil communal de Schaerbeek se réunira le mercredi 30 mai 2018 à partir de 18h30.

Première partie : Insouciance – Episode 9
Après une longue absence, Michel Géoris me recontacte pour m’informer que Roger Nols lui a parlé de notre rencontre relative aux problèmes dans mon quartier. Roger Nols serait, me confie-t-il, très enthousiaste à l’idée que je rejoigne sa liste pour les prochaines élections communales. Je sortais de ma dépression et je retrouvais confiance en moi. Je pèse le pour et le contre quant à une éventuelle participation. J’hésite pourtant encore.
Comme souvent, c’est mon intuition qui finit par me convaincre. Je conditionne mon accord à deux points essentiels : je souhaite être candidat indépendant sur la liste et si mon score me permet d’être élu et de siéger ensuite au Collège, j’ambitionne le portefeuille de la jeunesse.

Première partie : Insouciance – Episode 8
Depuis 10 ans, j’avais accumulé les épreuves. Comme la mort de ma mère puis celle de mon père. Comme les soucis liés à la gestion de mon imprimerie et la cogestion de trois établissements horeca. A tout cela s’ajoutaient mes sorties nocturnes et un manque de sommeil presque constant.
J’ai fini par le payer cash. Un beau matin, je fus incapable de m’extirper du lit. J’étais littéralement épuisé. Mon état ne cessa d’empirer. Je fus victime d’un hoquet presque permanent. Plus grave encore, j’avais l’impression que mes mains devenues moites étaient entrées en transpiration…Un eczéma tenace acheva de me démoraliser. J’appréhendais de voir qui que ce soit, je me sentais oppressé. J’éprouvais un sentiment de non-vie. J’étais en train de toucher le fond. La dépression qui me guettait sournoisement avait fini par me rattraper en ce mois de septembre 1987.

Première partie : Insouciance – Episode 7
Focus sur la petite commune de Saint-Josse où j’ai donc fait mes armes en politique, entre 1982 et 1987. La commune, voisine de Schaerbeek, comptait une majorité de population d’origine non belge et les naturalisations étaient limitées (la loi sur les naturalisations fut votée plus tard). Si bien que la minorité belgo-belge était politiquement dominante, alors qu’elle représentait à peine un tiers de la population totale de la commune.
A l’époque, Guy Cudell, bourgmestre socialiste en titre, faisait la pluie et le beau temps sur ses terres depuis des lustres. Un véritable potentat, un baron qui faisait le vide autour de lui. Tout-puissant, il eut une longévité exceptionnelle puisqu’il fut bourgmestre de 1953 à 1999 (soit 46 ans !) au moment de son décès. Un film documentaire réalisé en 1996 par Marie Hélène Massin, « Le bourgmestre a dit », cadre très bien ce personnage haut en couleur, jamais avare de coups de gueule au Conseil communal, remettant à leur place conseillers et ceux qui ne partageaient pas ses idées. Ses échevins faisaient de la figuration, car c’était lui seul qui gouvernait. Par contre, il faisait preuve d’une extrême disponibilité (paternaliste) pour la population. En fait, sa commune était toute sa vie. Il connaissait mieux sa commune que son propre salon, ainsi que le prénom de la moitié de ses administrés.

Première partie : Insouciance – Episode 6
En 1978, des amis me proposent de les accompagner durant les vacances de Pâques aux sports d’hiver à la station des Alpes Les Gets dans un hôtel « La Grande Lanière » propriété de la commune d’Auderghem. Quelle joie de découvrir la montagne enneigée, et le plaisir de la glisse. Le séjour est organisé par une association à la tête de laquelle se trouve un tout jeune échevin Didier Gosuin. Le courant passe bien entre nous et je fais plusieurs connaissances au sein du groupe des skieurs. J’y prendrai part durant plusieurs années.
Je garde très sincèrement de merveilleux souvenirs de ces séjours aux Gets qui pourraient s’apparenter au film « Les bronzés font du ski » tellement nous étions débordants d’imagination au moment de mettre de l’ambiance à l’hôtel et dans la station. J’ai depuis toujours pu compter en cas de besoin sur la présence et les conseils avisés de Didier Gosuin et je lui en suis très reconnaissant.

Première partie : Insouciance – Episode 5
Dans les années 70, les jeunes au sortir de leurs études aspiraient à quitter le nid familial pour voler de leurs propres ailes seul ou en couple. Dans mon cas, c’est en fait l’inverse qui s’est passé. Après le décès de ma maman, ma sœur s’est mariée et a donc quitté la maison. Mon père quant à lui, a décidé de terminer ses jours à Ostende. Ma vie se réorganise donc en fonction de cette nouvelle situation.

Première partie : Insouciance – Episode 4
Ma mobylette ! Que de souvenirs et quel bonheur de circuler dans Schaerbeek. Avec les copains et les copines, à 16 ans s’amuser était une évidence On ne parlait pas encore de crises économiques. Les fins de semaine étaient rythmées par les sorties du vendredi au cinéma et les incontournables soirées dansantes du samedi dans les salles schaerbeekoises de Sainte Suzanne, Sainte Elisabeth, Sainte Thérèse, Sainte Famille ou encore la salle de la rue Artan.

Première partie : Insouciance – Episode 3
Après le « Parc fou » et ce vent de liberté décrits dans le précédent épisode, l’ambiance s’alourdit brusquement à Schaerbeek. Le climat linguistique était devenu très tendu lors des élections de 1970. Jacques Georgin, un militant du FDF, secrétaire de la section laekenoise du parti, fut tabassé à mort par des membres du groupe VMO et de la Volskunie dans la nuit du 11 au 12 septembre 1970, avenue Houba De Stropper à Laeken. Trois autres compagnons furent blessés. A la suite de ce passage à tabac, Jacques Georgin succomba d’un infarctus. Il n’avait que 34 ans. L’une des personnes impliquées, Roeland Van Walleghem, fut plus tard élu sénateur Vlaams Belang puis député régional bruxellois…
Première partie : Insouciance – Episode 2
Je me souviens du printemps 1971 comme si c’était hier ! Je vivais mes premiers émois amoureux assis à côté d’une jeune fille sur la grande pelouse du parc Josaphat, pleine à craquer. Jeunes et moins jeunes étaient venus en nombre se plonger dans une ambiance digne de Woodstock. Un gigantesque podium avait été installé et les groupes Pop se succédèrent jusque tard dans la soirée.
Ce festival faisait suite au « Parc fou », un autre événement post 68 qui voulait libérer le parc Josaphat et la commune des contraintes du passé. Durant plusieurs semaines, Schaerbeek vécut ainsi au rythme d’activités plus folles les unes des autres. Parmi celles-ci, une formidable mobilisation pour dénoncer un projet d’autoroute urbaine qui menaçait de couper la commune de Schaerbeek en deux par un tracé reliant l’aéroport au futur quartier Manhattan (un quartier de bureaux) qui devait voir le jour dans le quartier Nord.
Voici des photos prises lundi 14 mai 2018 en la Salle des Mariages de l’hôtel communal de Schaerbeek où le livre « Schaerbeek de l’ombre vers la lumière » a été présenté. Discours successifs de mon ami le Ministre Didier Gosuin, du Bourgmestre Bernard Clerfayt, de la députée et ancienne cheffe de file du PS à Schaerbeek Laurette Onkelinx et de Jacques Bouvier, Secrétaire communal honoraire de Schaerbeek qui a préfacé l’ouvrage. (Un grand merci à Michael Contes pour les photos)
Première partie : Insouciance – Episode 1
Un lundi après l’école…
Je faisais le guet depuis la fenêtre de notre appartement du 2ème étage, à l’angle de la rue Général Eenens et de l’avenue Voltaire. De là, je pouvais embrasser totalement la place Van Ysendijk. Mon impatience ne cessait de monter, l’attente devenait intolérable et mon imagination s’enflammait. Et puis, tout à coup, le moment tant attendu arriva : un premier convoi apparut suivi par d’autres : la kermesse de printemps prenait ses quartiers à Schaerbeek ! Pour moi qui n’avais que 5 ans, c’était le grand bonheur : j’allais pouvoir me promener entre les roulottes et voir les métiers se monter.
Il y a des moments qui restent, qui s’impriment sur la rétine du temps, qui résistent à la moulinette de l’oubli. Ce fut le cas de ce jour d’avril 1991 quand une jeune fille de 15 ans vint frapper à la porte de mon bureau avec un ballotin de pralines, en me lâchant : « Tu resteras toujours pour moi l’Echevin de la Jeunesse. »
Je fus extrêmement ému. Yasmina venait d’apprendre le retrait de mes attributions d’échevin par le Collège échevinal de Schaerbeek à la radio. Je l’avais rencontrée lors du programme « Eté jeunes » (activité durant les mois d’été financée à l’époque par le Ministère de Valmy Feaux). Au début, Yasmina et ses frères et sœurs avaient été assez insupportables, il faut bien l’avouer. Mais par la suite, un réel climat de confiance avait débouché sur une collaboration lors des activités proposées. Yasmina, sans le savoir, fut le premier des petits ponts qui m’ont donné la foi de résister et de décupler ma motivation.
Voici les articles parus dans La Dernière Heure, La Capitale, le Vlan et Schaerbeek info suite à la parution du livre « Schaerbeek de l’ombre vers la lumière ».
Voici la préface du livre « Schaerbeek de l’ombre vers la lumière » par Jacques Bouvier, Secrétaire communal honoraire.
» Dès notre première rencontre, je fus impressionné. Il avait un je ne sais quoi, fruit d’un équilibre savant entre finesse des traits et pathétisme de l’attitude. Et pourtant, au premier regard, il n’avait pas vraiment de quoi séduire.
Il trainait, l’air abandonné, dans un couloir du deuxième étage de la maison communale fréquenté par des fonctionnaires au mieux indifférents à ce curieux personnage.
Mais voilà, je me surprenais moi-même, à faire d’exprès détours pour lui faire un respectueux salut. Cela ne se commande pas !
Lui dardait, en tout temps, son regard halluciné un cri suspendu à sa bouche entrouverte. Il avait été baptisé le « génie méconnu » par l’artiste qui l’avait conçu, le très saint-gillois Jef Lambeaux qui s’était, selon certaines sources, représenté lui-même dans cette statue !
C’était bien imaginé et, convaincu de ce « selfie » avant l’heure, j’avais baptisée cette statue « Jef » !!
Comment a-t-il échoué ainsi dans ce sombre corridor de la maison communale de Schaerbeek ? Le mystère demeure entier!
Mais alors pourquoi évoquer cette curieuse créature, à l’origine douteuse, en préface de ce recueil de chroniques rassemblées par Jean-Pierre Van Gorp ?