C’est ici que se termine ma rubrique «Mes années Scharnaval», j’espère avoir pu partager avec vous mes souvenirs, mes émotions et surtout les documents vidéos des 8 cortèges auxquels j’ai activement participés à l’organisation.
Cela a également permis de rendre hommage, à ceux qui se sont investis dès la première heure, et que l’on a déjà tendance à oublier.
Vous avez été très nombreux, très très nombreux à visiter cette rubrique de mon site, cela m’a fait plaisir car comme vous pouvez l’imaginer, cela représente un travail de recherches puis de mise en page assez considérable.
Ayant fait un choix politique à propos duquel je ne reviendrai pas en ces lignes c’est l’échevin Etienne Noël qui reprit les rênes de l’organisation du cortège carnavalesque. La traditionnelle médailles en fut modifiée…
Notre Scharnaval 2006 était à l’image d’une pièce de théâtre. On répète, on répète et cela inlassablement et le jour de la première, on se trouve dans la salle avec le public, ce qui m’a permis d’avoir une autre vision de ce cortège et d’en profiter réellement en ce qui me concerne pour la première fois sous autre prisme….
De nouveaux personnages sont apparus lors du cortège carnavalesque : Netty et Nettybel. Netty était la concrétisation matérielle de la campagne de sensibilisation que je menais à l’époque en matière de propreté publique sur Schaerbeek. J’avais absolument, suite à l’engougement d’écoliers, voulu lui trouver une compagne en la personne de Nettybel. A leur mariage, je n’étais déjà plus le bienvenu dans la Salle des Mariages de l’hôtel communal de Schaerbeek mais qu’importe, le jour de notre Scharnaval, lorsqu’ils me regardèrent dans le public, fiers de défiler dans nos artères communales, je compris la grande complicité qui nous unirait à jamais.
Le Scharnaval, 76e cortège carnavalesque des Ânes, s’ébranlera le 12 mars
Courage! Plus que « 29 jours dormir » avant le lancement du « Scharnaval », le grand cortège carnavalesque de la cité des ânes. Préparez vos confettis et serpentins pour le samedi 12 mars, car il s’agit d’un événement unique en son genre en région bruxelloise: plus de quarante groupes formeront une parade bigarrée d’un kilomètre et demi, et les représentants des plus gros carnavals du pays seront au rendez-vous. « Ce sera la 76e édition du cortège et la huitième, depuis sa remise en route », explique l’échevin Van Gorp (Folklore) qui a donc relancé cette manifestation voici huit ans ». Depuis lors, le « Scharnaval » (et no « Schaernaval », bilinguisme oblige) a atteint sa vitesse de croisière.
« Nous sommes contents de constater que les groupes bruxellois et surtout schaerbeekois sont de plus en plus nombreux. Cette manifestation a suscité beaucoup de créativité dans différents milieux, celui des écoles, des associations, des logements sociaux, etc. Beaucoup ont ainsi créé leur propre groupe et parfois leur propre char depuis quelques années. »
Vous retrouverez donc une vingtaine de groupe bruxellois, une dizaine de groupes wallons et une dizaine de groupes flamands, pour faire bonne mesure. Parmi eux, les sept plus beaux chars du carnaval d’Alost (Les pompiers, les Anges, DHL, les dragons, Samba et les cyclistes).
Les Wallons, quand à eux, seront représentés par les majorettes de Cornil-Noirmont, les Bragards de Namur, les Gendarmes de Saint-Tropez (de Stavelots), les grosses têtes de Tamines, les Djoyeux Djales Di So Corti (avec géant et diables), les amis du Carnaval (de Braine-le-Comte), etc.
Cerise sur le gâteau,voici quelques uns des groupes bruxellois : l’incontournable Pogge et ses amis, les tout aussi incontournables Boliviens schaerbeekois, la fanfare du Meiboom et les bûûmdroegers, les Zwanzeurs, le Jette Carnaval, les Silver Star (Majorettes schaerbeekoises), les Mignonettes du quartier Breughel, les Nouilles, etc. En tête de Cortège, Bananas et Con Brio apporteront une touche d’exotisme.
Mais le Scharnaval, c’est aussi l’occasion de regarder défiler tout le « gotha » schaerbeekois. Car avec les années, la famille royale et le cercle intime des Miss est sans cesse en expansion. En décapotable, vous apercevrez donc la Princesse carnaval 2005, Marie-Christine (la première femme à s’élever à ce rang), l’Empereur Bouboule Ier et le roi Herwig. Suivront ensuite les voitures de Miss Schaerbeek 2005 (qui sera élue le 5 mars prochain et sera accompagnée de ses deux dauphines) et de Miss et Mister Senior 2005. V.M.
Comme chaque année, le petit train de l’école 17 qui récolte des fonds pour
le Télévie. Une tradition d’autant plus ancrée dans notre Scharnaval que le petit Bichon, mascotte du Télévie, était élève dans cette école schaerbeekoise.
Précédant le Scharnaval comme tous les ans, l’exposition dans le Hall des Echevins de l’hôtel communal de Schaerbeek avec une rétrospective des années précédentes et l’élection de Miss Schaerbeek et de ses deux dauphines (ici, Audrey entourée par Jane et Laura) au cours de la 9ème Grande Nuit costumée que j’organisais à l’Ecole Georges Primo avec pour thème cetet année-là « Les années folles« . L’affiche annonçant le bal dans le style « Toulouse Lautrec » avait d’ailleurs été réalisée une année de plus par mon ami Daniel Van den Brempt décédé tout récemment.
Lors du prochain cortège carnavalesque de Schaerbeek, les membres du Collège des Bourgmestre et Echevins n’y participeront pas à bord d’un cuistax mais de façon pédestre. La version officielle est que les élus de la majorité défileront en costume d’époque et à pied, la version officieuse est qu’en cette période de pré-campagne électorale pour les régionales, les questions de protocole pour s’asseoir à bord du cuistax s’avéraient être un véritable casse-tête…
J’apprends à présent que l’échevin des Classes moyennes, Etienne Noël (MR-PRL) invite tous les mandataires y compris les anciens bourgmestre et échevins à se joindre à ce défilé. Un geste salué par la majorité schaerbeekoise comme étant « d’ouverture » et tout à fait « sympathique ». « Sympathique » peut-être, « d’ouverture » je serais plus nuancé. En effet, lorsque l’on voit que l’exposition retraçant (en principe…) les 80 ans de notre cortège évite soigneusement de montrer certaines personnes dont moi-même, j’en viens juste à la conclusion que suite à ce révisionnisme folklorique, certains membres de la majorité schaerbeekoise ont dû se dire qu’ils allaient un peu trop loin…
Enfin quant aux modalités pratiques, il est indispensable de prévenir et de s’inscrire auprès du cabinet de l’échevin Noël, d’être impérativement déguisé « années 1900 » et de se mettre protocolairement « juste derrière le Collège », le tout à accepter sous peine d’être sinon relégué à suivre le cortège parmi le public…
Un cortège carnavalesque, c’est avant tout un moment d’amusement, de convivialité, de détente, de fête et de bonne humeur, pas une procession devant se plier à un protocole rigide.Il y a là une confusion des genres dans le chef de l’échevin Noël. Dommage.
Ce samedi 5 avril, Schaerbeek vivra au rythme de la folie organisée de son 74e Cortège carnavalesque. Le sixième de sa nouvelle édition. En six ans, ce qui pourrait n’être qu’une manifestation locale est entré dans le cercle restreint des grands carnavals. Par son ampleur. Par son originalité.
«Notre cortège est un croisement entre les deux traditions belges», explique l’échevin Jean-Pierre Van Gorp, «Monsieur Folklore» de Schaerbeek. «Celle du carnaval, en Flandre, avec des chars à thème, nouveaux chaque année, et celle de Wallonie, qui présente des groupes folkloriques permanents. C’est ce qui fait notre richesse».
C’est aussi ce qui peut expliquer que des groupes et chars de toute la Belgique aient fait de gros efforts pour être présents au rendez-vous, et assurer la survie du Cortège malgré les difficultés financières de la commune.
«Nous consacrons 700.000 francs à un événement qui rasseemble 70.000 personnes. Le rapport qualité-prix me paraît bon. Des sponsors locaux, comme l’association de commerçants Meiser-Patrie-Dailly, et l’association Schaerbeek-la-Dynamique y investissent la même somme. Les forains de Helmet et de Dailly financent des groupes.
Le milieu associatif s’y implique de plus en plus.»
La manifestation est ancrée dans la mémoire schaerbeekoise. «Quand j’étais petit graçon, c’était plus important pour nous que la Saint-Nicolas! Et après sa disparition, combien de personnes ne regrettaient pas « le temps du Cortège »? C’est un outil fabuleux en termes de cohabitation, d’intégration. D’identité communale. Quels que soient les milieux sociaux, les origines, les âges: les anciens retrouvent « leur » cortège et son ambiance, les nouveaux y participent et l’adaptent. Et finalement il correspond à ce qu’est Schaerbeek aujourd’hui».
L’édition 2003 sera plus belle que jamais. Avec pas moins de 40 participants, soit 2 km de cortège. «Nous aurons une dizaine de chars flamands, dont les fleurons du Carnaval d’Alost – une référence! – et 10 groupes wallons. Sans compter une fanfare hollandaise, le géant de Houffalize, commune jumelée avec Schaerbeek, cinq groupes bruxellois. Et 16 schaerbeekois! Du 3e âge à une association turque en passant par l’école 17, les enfants de Marbotin, les Arts de la danse, Pogge, les Anes…»
Comme d’habitude, le Prince Carnaval ouvrira le cortège, suivi par le Collège des bourgmestre et échevins, en cuistax (même dans les montées), Miss Schaerbeek et ses dauphines en calèche, et enfin Miss et Mister Senior, en calèche. Place alors au défilé proprement dit.
Ce serpentin humain, précédé par l’habituelle caravane publicitaire, partira de la place Meiser à
13h30 pour arriver à Helmet vers 15h30, en passant par la place de la Patrie, les avenues Chazal et Dailly, les rues Artan et Stobbaerts, les avenues des Azalées, van Vollenhoven et Voltaire. Le cortège défilera ensuite vers 17h00, au square Riga avant de se disloquer.
Et comme chaque année, le Cortège carnavalesque sera l’occasion, pour les habitants, de décourer leurs façades, et de se déguiser pour faire la fête dans les rues. A grands coups de confettis. A. G.